NEUVIEME JOUR ; LE 7 NOVEMBRE 2017

            Encore une journée pas marrante du tout ,consacrée à des
taches administratives ingrates  et rébarbatives . En plus ,avec
Dominique, nous sommes obligés de nous séparer . Aussi dès 5h30 nous
nous mettons au boulot : il faut finir de ranger la chambre et surtout
se débrouiller pour que  tout rentre dans nos deux sacs et nos bagages à
main . Il faut aussi préparer les documents dont nous risquons d'avoir
besoin ; pour moi , il faut le passeport , la photocopie de la carte
grise et du permis de conduire international ,la déclaration de vol ,une
boite à outils pour ouvrir la soute et bien sûr la quittance de paiement
des frais de port . Pour Dominique il faut aussi le passeport
,l'original  de la déclaration de vol et la photocopie du permis
international . Nous descendons ensuite prendre le petit déjeuner dès 
que la salle à manger est ouverte . Un peu partout dans l'hôtel c'est
l'effervescence , on voit que c'est le grand départ du moins pour les
Français car les Suisses germanophones ne dédouanent leur camping-car
que demain . Comme la wifi est instable ce matin je ne parviens à
envoyer le blog que lorsque nous descendons les bagages vers 7h30 . Je
paye la cuenta qui s'élève à 3200 pésos  soit 160 euros pour 4 nuits
d'hôtel dans le centre de la capitale, c'est vraiment pas cher !

            Comme prévu avec Janette , un bus vient nous chercher
jusque devant l'hôtel mais comme cela n'est pas du tout du goût des
automobilistes qui parcourent déjà la calle San Martin, le pauvre est
obligé de partir alors que avons à peine chargé un quart des bagages .
Je fais alors mes adieux à Dominique qui part pour le consulat et nous
voilà tous , chargés de sacs et de valises, à arpenter les trottoirs
jusqu'à temps que notre chauffeur parvienne à nous retrouver pour finir
le chargement. Il n'y a plus qu'à prendre l'autoroute vers l'ouest en
direction du port de Zarate .

            Par chance la circulation est fluide dans ce sens ,
résultat nous atteignons le port en 1h30 . Nous sommes effrayés par la
multitude de véhicules qui attendent  sagement sur d'immenses parking .
Il faut attendre 10h30 pour qu'une petite navette vienne nous chercher
pour nous emmener de l'autre côté du port où on nous photographie avant
de nous équiper de coques plastiques couvres-chaussures jaunes et de
baudriers rouges fluo . Nous ne résistons à l'idée de faire une photo de
groupe déguisés avec de pareils accoutrements . Nous passons ensuite au
détecteur de métaux avant de reprendre une autre navette . On nous
dépose un kilomètre plus loin devant des bureaux où nous attendons une
bonne demi heure avant de pouvoir montrer nos passeports . Après cette
dernière formalité ,on nous autorise à nous approcher des camping-cars .
Roger est littéralement fou de joie en apercevant le sien : c'est vrai
que nous aussi , peut être à un degré moindre, nous sommes heureux de
pouvoir monter à bord et surtout de constater qu'ils sont indemne  de
toute dégradation  . Celui de Monique est soigneusement fouillé mais
c'est le seul , car l'habitation était condamnée . Comme il est bientôt
midi , les douaniers nous invitent à ressortir du port jusqu'à la fin de
leur pause déjeuner vers 14h30 .

Pendant ce temps nous revenons au bus pour manger des ensiladas
achetées sur place , sorte de chaussons fourrés au jambon et au fromage
.. Puis on fait salon en discutant à l'intérieur , pendant que d'autre
opte pour une petite sieste dans l'herbe du bas côté . Par téléphone
j'apprends que Dominique galère comme ce n'est pas permis . Au consulat
, elle est reçu "comme un chien dans un jeu de quille" ; aucune humanité
, aucune compatissance de la part de ces fonctionnaires que l'on paie
grassement avec nos impôts , c'est scandaleux ! Il faut qu'elle aille
chez une traductrice qui réclame aussitôt 760 pésos pour traduire une
page (38 euros) puis elle doit prendre un taxi (200 pésos )pour faire
certifier la traduction (encore 350 pésos) au "Collège des Traducteurs"
sur tout au bout de Corientes . Vers 13h30 elle peut enfin prendre le
taxi que Janette a commandé et re 2500 pésos )pour nous rejoindre au
port vers 15h30 avec sa traduction certifiée en main qu'elle se dépèche
d'envoyer par sms à notre fille Nathalie en France . Bilan de
l'opération traduction , un peu plus de 4600 pésos soir près de 230 euros !

Comme prévu on vient nous chercher en navette un peu avant 15h00, on se
ré-anrnache de nos couvres-chaussures , de nos baudrillés , on repasse
au détecteur de métaux , on reprend une autre navette tout ça pour
attendre 1h30 devant une porte fermer et nous établir un papier où
figure notre numéro de passeport et celui de nos plaque minéralogique ,
mal recopier qu'il faut faire corriger !Aie...aie...aie...! Il faut
beaucoup de patience sous ces latitudes , je vous le dit! On nous
invite alors à revenir sur nos , et là nous voyons nos camping-cars que
l'on a aligné en file indienne . On attend encore trois quart d'heure
pour se faire délivrer un autre papier qu'il faudra donner en sortant du
port avec le véhicule ; c'est ahurissant , celui-là on l'aura eu cinq
minutes dans les mains !! Chercher l'erreur !

Cette fois ,ça y est le moteur tourne et nous sortons au pas de
l'enceinte du port en ayant soins de redéposer notre déguisement et deux
des trois papiers qui ont nécessité presque une journée pour être
établis . Nous retrouvons nos chères moitiés pour faire le
transbordement des bagages et des vivres qu'elles sont allés chercher au
supermarché le plus proche pendant que nous étions aux prises avec les
douaniers . Un grand merci à Claire qui s'est chargé de nos achats et à
Jean Marc qui a poussé le caddy doublement chargé . Et oui chez les
Bories , c'est Monique , en temps que propriétaire déclarée du véhicule,
qui est venue avec les hommes pendant que Jean Marc jouait les coqs au
milieu de son harem !

Nous avalons très vite les 70 bornes qui nous séparent du camping pour
nous installer au bord d'une sympathique petite rivière
au milieu d'une superbe pelouse . C'est royal . Maintenant il faut
s'atteler à la mise en place de nos bricoles et préparer le repas . Fini
la vie d'hôtel et de restaurant , mais quel bonheur de retrouver
l'intimité de notre camping-car au beau milieu de la nature !

Commentaires

  1. Très heureux que vous ayez récupéré "votre maison" en bon état malgré tous les problèmes de Dominique et les heures d'attente pour Pierre( comme quoi il n'y a pas qu'en Chine qu'on attend ! ) Par contre, Pierre, tu devrais t'acheter une paire de bretelles fluorescentes: elles te vont à ravir !!!

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  2. Essayer de garder des justificatifs de se que vous payez pour les papiers. Avec la déclaration chapka que j ai fait il y a 300 euros de rembourse normalement.

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