DOUZIEME JOUR : LE 10 NOVEMBRE 2017
Nous sommes réveillés vers 6h15 comme les jours
précédents par les rayons du soleil qui commencent à filtrer par les
stores et aussi par le chant des oiseaux ; avec une telle invitation de
la nature nous décidons de boycotter le café au lit au profit d'un petit
déjeuner en terrasse .Qu'importe le dérangement , pendant que le café
passe , je ressors le salon de jardin . Sous cette voûte de verdure et
face à la rivière , nous sommes vraiment au paradis . Seul le chant des
oiseaux ose rompre le silence . Puis ce sont les chiens du camping qui
viennent briser notre intimité . Il faut se faire violence pour
commencer à s'activer car ce matin nous attaquons notre réelle première
étape vers Azul . Il faut d'abord coller les autocollants fournis hier
par Janette , installer le GPS , mettre en route la dash-cam puis
s'échanger nos numéros de téléphone argentins maintenant que tout le
monde a une carte sim du pays .
Vers 8h15 nous décidons de partir en avant car nous devons
faire le plein de gasoil à la station Axion à l'entrée de San Antonio de
Areco . Malheureusement le GPS nous demande d'aller vers le centre du
village , de tourner à gauche , à droite de contourner la place , de
remonter des petites rues , tout ça pour se retrouver à l'entrée d'une
piste de terre qui ne ressemble pas à la RN 41 que nous devons emprunter
.. Il faut se résoudre à demander aux autochtones ; par chance un routier
très sympa passe dix minutes à nous faire un plan qui se révèle
parfaitement exact : il faut tourner à gauche après la voie ferrée ,
remonter le boulevard sur 3 quadras , tourner à gauche , aller jusqu'à
un marchand de pneus , tourner à droite , passer une série de tumulos
(cassis) , continuer tout droit jusqu'à un poste de police et là
tourner à droite sur la route 41 qui mène à San Andres de Gilles .
La route , tirée au cordeau , traverse une plaine aussi
plate que celle des Flandres . Un peu avant San Andres nous retrouvons
Jean Marc sur le bas côté occupé à vidanger les eaux grises et presque
en même temps j'aperçois la silhouette de Roger dans le rétro . Là ,
nous les laissons continuer à gauche sur Lujan pendant que nous faisons
le plein de gasoil de qualité supérieur à 24 pésos le litre soit 1,2
euros comme chez nous . Le seul inconvénient de cette station est qu'il
n'accepte pas la carte bleue ; il va encore falloir se défausser de
notre liquide . C'est vraiment dommage .
Nous suivons ensuite la RN 7 jusque Lujan où nous avons
quelques difficultés à trouver le fameux magasin Jumbo qui n'existe pas
ou plus ! Après avoir pris la magnifique cathédrale de la ville en photo
, nous stationnons à côté de Roger et Jean Marc à proximité d'un super
mercado Véa . Comme nous les trouvons très affairés, à faire les
préparatifs d'un super apéro pour leur anniversaire commun , nous nous
éclipsons rapidement dès que notre sac est plein de fruits et légumes :
avocats , tomates , pastèque, oranges et un peu de pain et de viande .
Pour trouver la route de Navarro , nous suivons celle de
Mercédes un moment . C'est alors que nous passons devant un super
magasin Carrefour doté d'un grand parking . Dommage !! Bien que
toujours aussi rectiligne , la route devient beaucoup plus intéressante
.. On commence à voir de gros troupeaux de vaches dans les hautes herbes
et dans les marais ; on se croirait en Camargue, pour un peu . Nous nous
arrêtons pour photographier l'entrée des grandes Estancias avec leur
portique portant le nom du domaine , le corral en planches à moitié
vermoulues avec les chevaux en liberté, l'éolienne et la cabane du
gardien . Plus loin c'est un groupe de gauchos à cheval avec leur selle
en peau de mouton , leurs grandes bottes en cuir , leur énorme béret
basque et leur fouet tressé qui nous oblige à stationner . Très
gentiment ,ils prennent la pose puis se mettent à nous questionner .
Ensuite , ils nous quittent en faisant de grands signes d'adieu ; ils
sont suivis de prés par leur cantina,, en tôles ondulées ,tirée par un
tracteur .
Arrivés à Navarro , nous prenons le contournement du
bourg pour nous diriger vers Lobos . Nous traversons une zone plus
marécageuse encore, où le bétail prend un certain plaisir à s'y baigner
pendant qu'une quantité incroyable de hérons , d'aigrettes et autres
échassiers en tous genres chassent les grenouilles . Des bancs d'algues
fleuries et de cressons , des bouquets de joncs , des roseaux en
peuplent les rives . C'est superbe! Aussi nous décidons d'arrêter un peu
après Lobos pour prendre une petite route à gauche qui mène à un lac du
même nom : "le lac des loups" , une invitation à la pause déjeuner ,au
bord de l'eau, à l'ombre des pins et des eucalyptus .
A 14h00 , nous reprenons la route en direction de
Saladillo . Ici la rivière éponyme est sortie de son lit pour inonder la
plaine à perte de vue : on voit par-ci par-là des vestiges de pont , des
pylônes , de vieux hangars sortir la tête de l'eau . Avec le soleil et
le reflet des nuages ,c'est superbe .Après un long contournement de
Saladillo , nous trouvons enfin la direction d'Azul , encore distante de
140 bornes . Je profite du ralentissement des travaux à la sortie de la
ville pour refiler le manche à Dominique , histoire de commencer à taper
le blog . Entre le vent qui secoue le camping car et les trous de la
route , c'est une vraie galère , sans compter avec le soleil qui donne
sur l'écran . Dur , dur ,de taper le douzième jour ! Je suis obligé de
passer derrière à cause des reflets et là c'est un véritable passage au
shaker , assis en travers du sens de la marche . Mais quand on aime , on
ne compte pas ! Nous retrouvons Claire et Roger un peu avant l'arrivée
sur Azul où nous décidons de faire le plein de gasoil . Puis nous
rejoignons le camping de Cabanas Dulcinea un peu après sur la RN 51, ce
qui nous fait une étape de 400 bornes réalisée en un peu moins de huit
heures . Pour cela nous suivons aux pieds de la lettre les indications
de Janette :" quand fou arrivez , fou poufez vous mettre au pied du gros
narbre !" Elle nous a bien fait rire la teutone sur ce coup là, hier
soir ! Un peu comme au port lorsqu'elle nous a expliqué comment ça se
passer après une crevaison :"fou mettez la roue dans l'eau , fou mettez
du jambon dessus , et alors fou foyez où est le trou ! La pauvre
Janette , avec les trois langues qu'elle manipule à longueur de journée
,a confondu jambon et savon qui se dise de la même façon en Espagnol !
Mais n'empêche que çà nous a fait beaucoup rire à un moment où nous en
avions tous besoin !
Ce soir un asado professionnel (un maitre rôtisseur
comme ça se fait en Argentine) s'occupe de nous préparer une grillade
monstre après le briefing : une montagne de pièces de boeuf plus
épaisses les unes que les autres , un tas de grosses saucisses grillent
sur la braise pour notre plus grand plaisir .On dresse une table unique
pour toute la tribu des camping-caristes où l'on partage , vin ,pain
fromage ,café et même pousse-café. Il n'y a que l'obscurité et le vent
froid qui finissent par avoir raison de notre persévérance !
précédents par les rayons du soleil qui commencent à filtrer par les
stores et aussi par le chant des oiseaux ; avec une telle invitation de
la nature nous décidons de boycotter le café au lit au profit d'un petit
déjeuner en terrasse .Qu'importe le dérangement , pendant que le café
passe , je ressors le salon de jardin . Sous cette voûte de verdure et
face à la rivière , nous sommes vraiment au paradis . Seul le chant des
oiseaux ose rompre le silence . Puis ce sont les chiens du camping qui
viennent briser notre intimité . Il faut se faire violence pour
commencer à s'activer car ce matin nous attaquons notre réelle première
étape vers Azul . Il faut d'abord coller les autocollants fournis hier
par Janette , installer le GPS , mettre en route la dash-cam puis
s'échanger nos numéros de téléphone argentins maintenant que tout le
monde a une carte sim du pays .
Vers 8h15 nous décidons de partir en avant car nous devons
faire le plein de gasoil à la station Axion à l'entrée de San Antonio de
Areco . Malheureusement le GPS nous demande d'aller vers le centre du
village , de tourner à gauche , à droite de contourner la place , de
remonter des petites rues , tout ça pour se retrouver à l'entrée d'une
piste de terre qui ne ressemble pas à la RN 41 que nous devons emprunter
.. Il faut se résoudre à demander aux autochtones ; par chance un routier
très sympa passe dix minutes à nous faire un plan qui se révèle
parfaitement exact : il faut tourner à gauche après la voie ferrée ,
remonter le boulevard sur 3 quadras , tourner à gauche , aller jusqu'à
un marchand de pneus , tourner à droite , passer une série de tumulos
(cassis) , continuer tout droit jusqu'à un poste de police et là
tourner à droite sur la route 41 qui mène à San Andres de Gilles .
La route , tirée au cordeau , traverse une plaine aussi
plate que celle des Flandres . Un peu avant San Andres nous retrouvons
Jean Marc sur le bas côté occupé à vidanger les eaux grises et presque
en même temps j'aperçois la silhouette de Roger dans le rétro . Là ,
nous les laissons continuer à gauche sur Lujan pendant que nous faisons
le plein de gasoil de qualité supérieur à 24 pésos le litre soit 1,2
euros comme chez nous . Le seul inconvénient de cette station est qu'il
n'accepte pas la carte bleue ; il va encore falloir se défausser de
notre liquide . C'est vraiment dommage .
Nous suivons ensuite la RN 7 jusque Lujan où nous avons
quelques difficultés à trouver le fameux magasin Jumbo qui n'existe pas
ou plus ! Après avoir pris la magnifique cathédrale de la ville en photo
, nous stationnons à côté de Roger et Jean Marc à proximité d'un super
mercado Véa . Comme nous les trouvons très affairés, à faire les
préparatifs d'un super apéro pour leur anniversaire commun , nous nous
éclipsons rapidement dès que notre sac est plein de fruits et légumes :
avocats , tomates , pastèque, oranges et un peu de pain et de viande .
Pour trouver la route de Navarro , nous suivons celle de
Mercédes un moment . C'est alors que nous passons devant un super
magasin Carrefour doté d'un grand parking . Dommage !! Bien que
toujours aussi rectiligne , la route devient beaucoup plus intéressante
.. On commence à voir de gros troupeaux de vaches dans les hautes herbes
et dans les marais ; on se croirait en Camargue, pour un peu . Nous nous
arrêtons pour photographier l'entrée des grandes Estancias avec leur
portique portant le nom du domaine , le corral en planches à moitié
vermoulues avec les chevaux en liberté, l'éolienne et la cabane du
gardien . Plus loin c'est un groupe de gauchos à cheval avec leur selle
en peau de mouton , leurs grandes bottes en cuir , leur énorme béret
basque et leur fouet tressé qui nous oblige à stationner . Très
gentiment ,ils prennent la pose puis se mettent à nous questionner .
Ensuite , ils nous quittent en faisant de grands signes d'adieu ; ils
sont suivis de prés par leur cantina,, en tôles ondulées ,tirée par un
tracteur .
Arrivés à Navarro , nous prenons le contournement du
bourg pour nous diriger vers Lobos . Nous traversons une zone plus
marécageuse encore, où le bétail prend un certain plaisir à s'y baigner
pendant qu'une quantité incroyable de hérons , d'aigrettes et autres
échassiers en tous genres chassent les grenouilles . Des bancs d'algues
fleuries et de cressons , des bouquets de joncs , des roseaux en
peuplent les rives . C'est superbe! Aussi nous décidons d'arrêter un peu
après Lobos pour prendre une petite route à gauche qui mène à un lac du
même nom : "le lac des loups" , une invitation à la pause déjeuner ,au
bord de l'eau, à l'ombre des pins et des eucalyptus .
A 14h00 , nous reprenons la route en direction de
Saladillo . Ici la rivière éponyme est sortie de son lit pour inonder la
plaine à perte de vue : on voit par-ci par-là des vestiges de pont , des
pylônes , de vieux hangars sortir la tête de l'eau . Avec le soleil et
le reflet des nuages ,c'est superbe .Après un long contournement de
Saladillo , nous trouvons enfin la direction d'Azul , encore distante de
140 bornes . Je profite du ralentissement des travaux à la sortie de la
ville pour refiler le manche à Dominique , histoire de commencer à taper
le blog . Entre le vent qui secoue le camping car et les trous de la
route , c'est une vraie galère , sans compter avec le soleil qui donne
sur l'écran . Dur , dur ,de taper le douzième jour ! Je suis obligé de
passer derrière à cause des reflets et là c'est un véritable passage au
shaker , assis en travers du sens de la marche . Mais quand on aime , on
ne compte pas ! Nous retrouvons Claire et Roger un peu avant l'arrivée
sur Azul où nous décidons de faire le plein de gasoil . Puis nous
rejoignons le camping de Cabanas Dulcinea un peu après sur la RN 51, ce
qui nous fait une étape de 400 bornes réalisée en un peu moins de huit
heures . Pour cela nous suivons aux pieds de la lettre les indications
de Janette :" quand fou arrivez , fou poufez vous mettre au pied du gros
narbre !" Elle nous a bien fait rire la teutone sur ce coup là, hier
soir ! Un peu comme au port lorsqu'elle nous a expliqué comment ça se
passer après une crevaison :"fou mettez la roue dans l'eau , fou mettez
du jambon dessus , et alors fou foyez où est le trou ! La pauvre
Janette , avec les trois langues qu'elle manipule à longueur de journée
,a confondu jambon et savon qui se dise de la même façon en Espagnol !
Mais n'empêche que çà nous a fait beaucoup rire à un moment où nous en
avions tous besoin !
Ce soir un asado professionnel (un maitre rôtisseur
comme ça se fait en Argentine) s'occupe de nous préparer une grillade
monstre après le briefing : une montagne de pièces de boeuf plus
épaisses les unes que les autres , un tas de grosses saucisses grillent
sur la braise pour notre plus grand plaisir .On dresse une table unique
pour toute la tribu des camping-caristes où l'on partage , vin ,pain
fromage ,café et même pousse-café. Il n'y a que l'obscurité et le vent
froid qui finissent par avoir raison de notre persévérance !
Ça fait envie toute cette barbak ! Avec un bon pommard ça aurait encore était meilleur !
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerJe fais le support informatique pour Jean-Albert ... Je fais donc un test de commentaire sur votre blog ...
RépondreSupprimerSinon, j'espère que votre aventure se passe bien ...