CINQUIEME JOUR : LE 3 NOVEMBRE 2017 '
Bien que ce soit une journée sans visite, avec juste un
vol Iguazu-Buenos Aires prévu en milieu de journée ,nous gardons le
rythme du réveil précoce vers 5h30 , car avec la fatigue de la marche ,
la chaleur tropicale et surtout le caipirinha je n'ai eu du courage que
pour effectuer le transfert des photos hier soir . Aussi ce matin, il
faut que je m'occupe sérieusement du blog et aussi du report des vidéos
sur l'ordi , ce qui n'est pas une mince affaire ! Celles-ci se révèlent
de bonne qualité malgré les conditions extrêmes de prise de vue et les
nuages d'embruns . Il faut s'occuper également de la cuenta et ce n'est
pas facile car à la réception ils ont mélangé notre chambre, la 104
,avec la 112 ,c'est à dire avec celle de Claire et Roger ; cela
nécessite plusieurs interventions avant de rétablir la réalité d'autant
que nous sommes là depuis trois jours .
A 9h30 nous nous retrouvons tous dans le hall charger de
nos bagages . Dehors il fait un temps de chien : de violentes rafales de
vent font cingler les grosses gouttes de pluie sur les baies de l'hôtel
.. C'est affreux de partir dans de telles conditions mais nous nous
rendons compte que nous avons eu beaucoup de chance pour visiter les
chutes d'Iguazu . Nous offrons une petite cagnotte à notre guide ainsi
qu'une Tour Eiffel porte-clef et un bouquin que je viens de finir dans
l'avion de Vargas Llega , un auteur péruvien prix Nobel de littérature .
Il est temps de prendre le bus maintenant ,qui nous mène
dans un petit aéroport côté argentin , ce qui offre l'avantage de ne pas
repasser de douane comme lors de notre arrivée . En route Patricia nous
raconte, comme promis , la légende des chutes d'Iguazu . Chez les
Guarani on raconte que le chef guerrier de la tribu avait des sentiments
pour la plus belle fille de la région mais malheureusement cet amour
n'était pas réciproque . Il décida alors de descendre en canoë , la
rivière qui ne possédait pas encore de chute, pour enlever la fille.
C'est alors que le Dieu Serpent intervient en déchainant les forces de
la Terre qui ,en se soulevant créèrent les chutes et pétrifia les deux
protagonistes , l'un en arbre et l'autre en rocher . Et c'est
actuellement les arcs en ciel que l'on voit par moment qui servent de
trait-d'union entre le chef guerrier et la jeune fille . Une variante
dit que ce sont les longs cheveux de la jouvencelle qui se sont
transformés en chutes d'eau !
Comme nous l'avions deviné , il s'agit d'un tout petit
aéroport perdu au milieu de la forêt tropicale avec des parkings en
terre-battue , d'immenses flaques d'eau et juste quelques hangars en
tôles . A l'enregistrement nous avons la surprise de prendre une surtaxe
de 1300 pésos soit 65 euros en raison de notre surcharge en bagages :
ici c'est limité à 15 kg par sac ! Et de plus ,tout ce qui dépasse 23 kg
doit être pris dans les bagages à main ! Résultat nous sommes obligés de
prendre en cabine les trousses de toilette et quelques livres !
A12h15 tapantes nous décollons pour nous retrouver très
vite au beau milieu des nuages, à nous dandiner parmi les trous d'air ,
ce qui n'est pas du tout du goût de Dominique ! Après une petite leçon
d'Espagnol réalisée en traduisant quelques articles de presse , nous
nous octroyons une petite sieste d'une heure et nous voilà déjà entrain
de survoler le Rio de la Plata , boueux à souhait également . Très vite
nous pouvons admirer par les hublots les premiers faubourgs de Buenos
Aires, puis des bouquets de buildings , un énorme stade , des marinas
et enfin l'aéroport . C'est avec une certaine appréhension que Claire
et Roger s'approchent des tapis roulants où nous devons récupérer nos
bagages . Ils ont encore leur mésaventure passée sur l'estomac . Et
aussitôt après nous tombons sur Janette qui nous escorte jusqu'à l'hôtel
Diplomate , rue San Martin . Bien qu'un peu vieillot celui-ci a
l'avantage d'être bien centré .
Après avoir réglé les frais portuaires , l'assurance du
véhicule en Amérique du Sud et changer deux milles dollars en pésos
argentins , nous nous mettons en quête d'une taule pour casser la croute
car il est déjà 16h00 . Nous trouvons sur les conseils de Janette le "El
Establo" juste en face de chez nous où nous dégustons notre premier
steak argentin , d'une tendresse incomparable au point que les 350
grammes de barbaque passent comme une lettre à la poste , même pour moi
qui suis plutôt herbivore ! Un bon café et nous regagnons nos chambres
respectives pour transférer les photo et s'occuper du blog même si
aujourd'hui il ne s'est pas passé grand chose .
A 19h00 nous descendons dans le hall selon les
recommandations de Janette : nous y retrouvons les camping-caristes
suisses et les deux autres équipages français : Isabelle et Gérard
,originaires de Picardie avec qui nous avions organisé une rencontre à
Arras , ensuite Michèle et Jean Marie venant tout droit de la Drome .
Après une rapide prise de contact Janette regroupe les francophones pour
une ballade à pieds au couchant .Après avoir remonté quelques
boulevards, bordés de superbes buildings dernier cri ,pointant
orgueilleusement leurs interminables façades de verre et d'acier vers le
ciel , nous débouchons sur une marina dont les quais grouillent de
Porténos (habitants de Buenos Aires) venus boire un coup .C'est le
quartier de Puerto Madero : cet ancien port ,créé au début du siècle
pour accueillir des cargos de plus en plus gros, a vu son activité
décroitre avec la récession économique quelques décennies plus tard .
Devenu une véritable friche industrielle , il fut réhabilité au début
des années 2000 pour devenir un quartier bobo où la jeunesse aime s'y
retrouver pour y boire un verre ou manger à une terrasse . Des
appartements de luxe se sont construits un peu partout sur les anciens
quais ainsi que le "Puente de la Mujer" (pont de la femme) , une
passerelle très moderne , pivotante, qui permet de traverser l'ancien
port . Les anciennes grues des docks , toutes illuminées de spots
colorés se sont métamorphosées en sculptures modernes . Une grande
table pour 32 personnes nous attend dans l'un des nombreux restaurants
qui peuplent le quartier . Malheureusement nous ne pouvons pas partager
le repas avec nos collègues germanophones étant donné que nous sommes
sortis de table vers 17h30 ; aussi pour ne pas rompre l'ambiance , nous
restons à table à discuter, en nous nous contentant de dégommer une
bière et un dessert . Puis la fatigue nous incite à rentrer à l'hôtel
en taxi pendant que d'autres optent pour une marche nocturne .
---
L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
vol Iguazu-Buenos Aires prévu en milieu de journée ,nous gardons le
rythme du réveil précoce vers 5h30 , car avec la fatigue de la marche ,
la chaleur tropicale et surtout le caipirinha je n'ai eu du courage que
pour effectuer le transfert des photos hier soir . Aussi ce matin, il
faut que je m'occupe sérieusement du blog et aussi du report des vidéos
sur l'ordi , ce qui n'est pas une mince affaire ! Celles-ci se révèlent
de bonne qualité malgré les conditions extrêmes de prise de vue et les
nuages d'embruns . Il faut s'occuper également de la cuenta et ce n'est
pas facile car à la réception ils ont mélangé notre chambre, la 104
,avec la 112 ,c'est à dire avec celle de Claire et Roger ; cela
nécessite plusieurs interventions avant de rétablir la réalité d'autant
que nous sommes là depuis trois jours .
A 9h30 nous nous retrouvons tous dans le hall charger de
nos bagages . Dehors il fait un temps de chien : de violentes rafales de
vent font cingler les grosses gouttes de pluie sur les baies de l'hôtel
.. C'est affreux de partir dans de telles conditions mais nous nous
rendons compte que nous avons eu beaucoup de chance pour visiter les
chutes d'Iguazu . Nous offrons une petite cagnotte à notre guide ainsi
qu'une Tour Eiffel porte-clef et un bouquin que je viens de finir dans
l'avion de Vargas Llega , un auteur péruvien prix Nobel de littérature .
Il est temps de prendre le bus maintenant ,qui nous mène
dans un petit aéroport côté argentin , ce qui offre l'avantage de ne pas
repasser de douane comme lors de notre arrivée . En route Patricia nous
raconte, comme promis , la légende des chutes d'Iguazu . Chez les
Guarani on raconte que le chef guerrier de la tribu avait des sentiments
pour la plus belle fille de la région mais malheureusement cet amour
n'était pas réciproque . Il décida alors de descendre en canoë , la
rivière qui ne possédait pas encore de chute, pour enlever la fille.
C'est alors que le Dieu Serpent intervient en déchainant les forces de
la Terre qui ,en se soulevant créèrent les chutes et pétrifia les deux
protagonistes , l'un en arbre et l'autre en rocher . Et c'est
actuellement les arcs en ciel que l'on voit par moment qui servent de
trait-d'union entre le chef guerrier et la jeune fille . Une variante
dit que ce sont les longs cheveux de la jouvencelle qui se sont
transformés en chutes d'eau !
Comme nous l'avions deviné , il s'agit d'un tout petit
aéroport perdu au milieu de la forêt tropicale avec des parkings en
terre-battue , d'immenses flaques d'eau et juste quelques hangars en
tôles . A l'enregistrement nous avons la surprise de prendre une surtaxe
de 1300 pésos soit 65 euros en raison de notre surcharge en bagages :
ici c'est limité à 15 kg par sac ! Et de plus ,tout ce qui dépasse 23 kg
doit être pris dans les bagages à main ! Résultat nous sommes obligés de
prendre en cabine les trousses de toilette et quelques livres !
A12h15 tapantes nous décollons pour nous retrouver très
vite au beau milieu des nuages, à nous dandiner parmi les trous d'air ,
ce qui n'est pas du tout du goût de Dominique ! Après une petite leçon
d'Espagnol réalisée en traduisant quelques articles de presse , nous
nous octroyons une petite sieste d'une heure et nous voilà déjà entrain
de survoler le Rio de la Plata , boueux à souhait également . Très vite
nous pouvons admirer par les hublots les premiers faubourgs de Buenos
Aires, puis des bouquets de buildings , un énorme stade , des marinas
et enfin l'aéroport . C'est avec une certaine appréhension que Claire
et Roger s'approchent des tapis roulants où nous devons récupérer nos
bagages . Ils ont encore leur mésaventure passée sur l'estomac . Et
aussitôt après nous tombons sur Janette qui nous escorte jusqu'à l'hôtel
Diplomate , rue San Martin . Bien qu'un peu vieillot celui-ci a
l'avantage d'être bien centré .
Après avoir réglé les frais portuaires , l'assurance du
véhicule en Amérique du Sud et changer deux milles dollars en pésos
argentins , nous nous mettons en quête d'une taule pour casser la croute
car il est déjà 16h00 . Nous trouvons sur les conseils de Janette le "El
Establo" juste en face de chez nous où nous dégustons notre premier
steak argentin , d'une tendresse incomparable au point que les 350
grammes de barbaque passent comme une lettre à la poste , même pour moi
qui suis plutôt herbivore ! Un bon café et nous regagnons nos chambres
respectives pour transférer les photo et s'occuper du blog même si
aujourd'hui il ne s'est pas passé grand chose .
A 19h00 nous descendons dans le hall selon les
recommandations de Janette : nous y retrouvons les camping-caristes
suisses et les deux autres équipages français : Isabelle et Gérard
,originaires de Picardie avec qui nous avions organisé une rencontre à
Arras , ensuite Michèle et Jean Marie venant tout droit de la Drome .
Après une rapide prise de contact Janette regroupe les francophones pour
une ballade à pieds au couchant .Après avoir remonté quelques
boulevards, bordés de superbes buildings dernier cri ,pointant
orgueilleusement leurs interminables façades de verre et d'acier vers le
ciel , nous débouchons sur une marina dont les quais grouillent de
Porténos (habitants de Buenos Aires) venus boire un coup .C'est le
quartier de Puerto Madero : cet ancien port ,créé au début du siècle
pour accueillir des cargos de plus en plus gros, a vu son activité
décroitre avec la récession économique quelques décennies plus tard .
Devenu une véritable friche industrielle , il fut réhabilité au début
des années 2000 pour devenir un quartier bobo où la jeunesse aime s'y
retrouver pour y boire un verre ou manger à une terrasse . Des
appartements de luxe se sont construits un peu partout sur les anciens
quais ainsi que le "Puente de la Mujer" (pont de la femme) , une
passerelle très moderne , pivotante, qui permet de traverser l'ancien
port . Les anciennes grues des docks , toutes illuminées de spots
colorés se sont métamorphosées en sculptures modernes . Une grande
table pour 32 personnes nous attend dans l'un des nombreux restaurants
qui peuplent le quartier . Malheureusement nous ne pouvons pas partager
le repas avec nos collègues germanophones étant donné que nous sommes
sortis de table vers 17h30 ; aussi pour ne pas rompre l'ambiance , nous
restons à table à discuter, en nous nous contentant de dégommer une
bière et un dessert . Puis la fatigue nous incite à rentrer à l'hôtel
en taxi pendant que d'autres optent pour une marche nocturne .
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L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
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