CHAPITRE 15
Ce matin nous quittons la maison un peu plus tard car il a
fallu passer plusieurs coups de fil aux compagnies aériennes : d'abord
pour essayer de changer les horaires de vol de Claire et Roger qui n'ont
qu'une heure pour changer d'avion lors de leur escale à Madrid ;
ensuite pour essayer d'avoir un fauteuil plus large sur le vol
trans-atlantique . Et dieu sait qu'il ne faut pas être pressé pour
obtenir la communication dans un premier temps , et ensuite pour avoir
gain de cause dans sa requête ! En conclusion , impossible de changer le
premier vol d'une série de trois ,sans perdre le bénéfice des deux
derniers ; conclusion amusante de Janette ," il faudra vous dépêcher ,hi
hi hi !!" Pour le confort supplémentaire ,c'est 80 euros par personne,
et il faut voir çà au moment de l'enregistrement , il est donc
conseillé d'arriver tôt à l'aéroport!
Comme il est déjà 10h30 , nous décidons d'aller visiter les
Monts des Flandres , distants d'une cinquantaine de kilomètres seulement
.. Avant de quitter le Pas de Calais nous montrons à nos amis savoyards
les jolis marais de Wingles , paradis des modélistes sur eau et des
pêcheurs , puis la célèbre Brasserie des Ch'ti ,sur le territoire de la
même commune . Ensuite , après avoir franchi une série de larges canaux
pour gros gabaris , nous nous enfonçons enfin dans la vaste plaine des
Flandres quadrillée de canaux de drainages , les weppes , qui
surprennent nos hôtes . Quant à la platitude des lieux , je ne vous
explique pas leur étonnement , surtout pour des montagnards pure souche
! Lorsque après avoir franchi Bailloeul , nous leur indiquons que nous
sommes parvenu au pied du Mont Noir(Schwarzberg) , ils éclatent de rire
littéralement :" mais il est où votre mont ! Ben , on est entrain de le
gravir !" Parvenus au sommet , nous tournons à droite pour enchainer
avec l'ascension du Mont Rouge (Rodeberg), équipé d'un télésiège :
c'est pourquoi faire une telle installation ! Ah ce n'est pas pour le
ski , mais c'est parce que nos voisins belges sont de grands enfants et
ils aiment beaucoup les parc de jeux et les manèges !" Nous replongeons
alors vers la plaine, par un raidillon à plus de 12% en direction de
Locker, pour aller chercher le Mont Kemmel dont l'ascension par les
pavés donnent des sueurs froides , rien qu'à son évocation , à tous les
cyclos du cru : il parait que même le dieu Eddy , et oui , Merckx en
personne ,aurait mis une fois pied à terre , suite à une erreur de
choix de braqué !
Des travaux nous obligent à revenir sur nos pas , aussi
nous profitons de cette déconvenue pour faire quelques achats dans les
nombreuses boutiques du Mont Noir :ces dames plongent sur d'énormes
boites de bonbons pour nos petits enfants afin qu'ils pensent un peu à
nous lors des fêtes de fin d'année . Plus terre à terre, avec Roger
,nous achetons de la Kastelbeer brune à 11° en bouteille de 75 cl, un
petit Jésus en culotte de velours à l'heure de l'apéro !
Nous reprenons la voiture pour descendre à nouveau dans la
plaine par le côté français , couvert de forêt d'où il tire son nom ;
c'est ici que Marguerite Duras possédait un magnifique parc où je venais
promener mon chien pendant sa maladie juste avant le PPI , tout en
dégustant de grosses glaces belges qu'il aimait tant ! A peine
ré-habitués au plat-pays nous tournons à gauche pour attaquer
l'ascension du col de Berthen haut de 197 mètres , puis celle du Mont
des Cats (Mont des Chats ) avec son abbaye productrice de fromage du
même nom et son énorme antenne de télévision . En descendant , nous
passons au moulin de Boeschepe pour y déguster une planche au pied le
l'immense ossature de bois aux ailes garnies de draps tricolores .
Malheureusement l'auberge (le Virepot) est fermée en semaine en dehors
de la saison touristique , il faut se résoudre à descendre jusque
Godewaersvelde , célèbre grâce à Raoult, ex-dentiste devenu chantre des
Flandres des seventies .
Nous trouvons une table libre, dans l'auberge principale
du village, aux briques roses et volets peints de vert , de rouge et de
blanc . Après une dégustation de smout ,saindoux servi dans un petit pot
de grès , avec sel et poivre sur des tartines de pain gris, pour
accompagné la bière pression ,nous obtenons notre fameuse planche chaude
: sur un morceau de bois grossier , on sert une vaste tartine grillé
dégoulinante de maroille fondu ,accompagnés de crudités et de frites .
Et bien sûr, en dessert, on a droit à la fameuse tarte au sucre
accompagnée de glace aux Spéculos .
Nous continuons notre visite des Flandres en remontant vers
le Nord : c'est la route de la Mer du Nord, mais aussi la route des
Meulen (moulins à vent) : nous admirons celui de Steenword au passage
,puis celui de Roome que nous pouvons approcher mais sans le visiter à
l'intérieur . Ces Meulen ont la particularité d'être entièrement
construit en bois et de pouvoir pivoter complétement à 360 degrés . Les
grandes ailes torsadées de façon hélicoïdale sont fixées sur un arbre
incliné vers l'arrière : elles peuvent recevoir plus ou moins de toile
au grès de la force du vent , souvent violent dans la région .
Nous grimpons ensuite le dernier mont des Flandres avant la
Mer du Nord , le Mont Cassel ,qu'il faut gravir par les pavés . Après
quelques lacets , si si c'est vrai , on franchit une porte fortifiée en
briques , pour débouchée sur une vaste place , pavée elle aussi, et
entourée de vieilles demeures . Nous finissons l'ascension à pieds,
parmi des ruelles étroites, pour déboucher au pied du moulin qui servit
de poste d'observation au Maréchal Joffre lors de la Première Guerre
Mondiale .
Il ne nous reste plus qu'à rejoindre Lille , la capitale
des Flandres, pour clore ce dossier . Après avoir remonté la rue
Nationale et admirer au passage Notre Dame de la Treille , nous trouvons
aisément un stationnement au parking souterrain , Place de la Déesse
,c'est à dire au centre même de la mégalopole du Nord . Encadrée par la
Vieille Bourse , la typique façade crénelée de La Voix du Nord
surmontée de ses trois déesses dorées et en toile de fond l'énorme
beffroi et son horloge , elle grouille de monde comme à son habitude .
Après un petit tour dans la Vieille Bourse , à l'Opéra , au Parvis Saint
Maurice et dans les petites rues avoisinantes jusqu'à la place Rihours
,nous revenons Place De Gaulle pour déguster en terrasse une Angélus
pression à 10°, bien ambrée mais un trop houbloneuse à mon goût !
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L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
fallu passer plusieurs coups de fil aux compagnies aériennes : d'abord
pour essayer de changer les horaires de vol de Claire et Roger qui n'ont
qu'une heure pour changer d'avion lors de leur escale à Madrid ;
ensuite pour essayer d'avoir un fauteuil plus large sur le vol
trans-atlantique . Et dieu sait qu'il ne faut pas être pressé pour
obtenir la communication dans un premier temps , et ensuite pour avoir
gain de cause dans sa requête ! En conclusion , impossible de changer le
premier vol d'une série de trois ,sans perdre le bénéfice des deux
derniers ; conclusion amusante de Janette ," il faudra vous dépêcher ,hi
hi hi !!" Pour le confort supplémentaire ,c'est 80 euros par personne,
et il faut voir çà au moment de l'enregistrement , il est donc
conseillé d'arriver tôt à l'aéroport!
Comme il est déjà 10h30 , nous décidons d'aller visiter les
Monts des Flandres , distants d'une cinquantaine de kilomètres seulement
.. Avant de quitter le Pas de Calais nous montrons à nos amis savoyards
les jolis marais de Wingles , paradis des modélistes sur eau et des
pêcheurs , puis la célèbre Brasserie des Ch'ti ,sur le territoire de la
même commune . Ensuite , après avoir franchi une série de larges canaux
pour gros gabaris , nous nous enfonçons enfin dans la vaste plaine des
Flandres quadrillée de canaux de drainages , les weppes , qui
surprennent nos hôtes . Quant à la platitude des lieux , je ne vous
explique pas leur étonnement , surtout pour des montagnards pure souche
! Lorsque après avoir franchi Bailloeul , nous leur indiquons que nous
sommes parvenu au pied du Mont Noir(Schwarzberg) , ils éclatent de rire
littéralement :" mais il est où votre mont ! Ben , on est entrain de le
gravir !" Parvenus au sommet , nous tournons à droite pour enchainer
avec l'ascension du Mont Rouge (Rodeberg), équipé d'un télésiège :
c'est pourquoi faire une telle installation ! Ah ce n'est pas pour le
ski , mais c'est parce que nos voisins belges sont de grands enfants et
ils aiment beaucoup les parc de jeux et les manèges !" Nous replongeons
alors vers la plaine, par un raidillon à plus de 12% en direction de
Locker, pour aller chercher le Mont Kemmel dont l'ascension par les
pavés donnent des sueurs froides , rien qu'à son évocation , à tous les
cyclos du cru : il parait que même le dieu Eddy , et oui , Merckx en
personne ,aurait mis une fois pied à terre , suite à une erreur de
choix de braqué !
Des travaux nous obligent à revenir sur nos pas , aussi
nous profitons de cette déconvenue pour faire quelques achats dans les
nombreuses boutiques du Mont Noir :ces dames plongent sur d'énormes
boites de bonbons pour nos petits enfants afin qu'ils pensent un peu à
nous lors des fêtes de fin d'année . Plus terre à terre, avec Roger
,nous achetons de la Kastelbeer brune à 11° en bouteille de 75 cl, un
petit Jésus en culotte de velours à l'heure de l'apéro !
Nous reprenons la voiture pour descendre à nouveau dans la
plaine par le côté français , couvert de forêt d'où il tire son nom ;
c'est ici que Marguerite Duras possédait un magnifique parc où je venais
promener mon chien pendant sa maladie juste avant le PPI , tout en
dégustant de grosses glaces belges qu'il aimait tant ! A peine
ré-habitués au plat-pays nous tournons à gauche pour attaquer
l'ascension du col de Berthen haut de 197 mètres , puis celle du Mont
des Cats (Mont des Chats ) avec son abbaye productrice de fromage du
même nom et son énorme antenne de télévision . En descendant , nous
passons au moulin de Boeschepe pour y déguster une planche au pied le
l'immense ossature de bois aux ailes garnies de draps tricolores .
Malheureusement l'auberge (le Virepot) est fermée en semaine en dehors
de la saison touristique , il faut se résoudre à descendre jusque
Godewaersvelde , célèbre grâce à Raoult, ex-dentiste devenu chantre des
Flandres des seventies .
Nous trouvons une table libre, dans l'auberge principale
du village, aux briques roses et volets peints de vert , de rouge et de
blanc . Après une dégustation de smout ,saindoux servi dans un petit pot
de grès , avec sel et poivre sur des tartines de pain gris, pour
accompagné la bière pression ,nous obtenons notre fameuse planche chaude
: sur un morceau de bois grossier , on sert une vaste tartine grillé
dégoulinante de maroille fondu ,accompagnés de crudités et de frites .
Et bien sûr, en dessert, on a droit à la fameuse tarte au sucre
accompagnée de glace aux Spéculos .
Nous continuons notre visite des Flandres en remontant vers
le Nord : c'est la route de la Mer du Nord, mais aussi la route des
Meulen (moulins à vent) : nous admirons celui de Steenword au passage
,puis celui de Roome que nous pouvons approcher mais sans le visiter à
l'intérieur . Ces Meulen ont la particularité d'être entièrement
construit en bois et de pouvoir pivoter complétement à 360 degrés . Les
grandes ailes torsadées de façon hélicoïdale sont fixées sur un arbre
incliné vers l'arrière : elles peuvent recevoir plus ou moins de toile
au grès de la force du vent , souvent violent dans la région .
Nous grimpons ensuite le dernier mont des Flandres avant la
Mer du Nord , le Mont Cassel ,qu'il faut gravir par les pavés . Après
quelques lacets , si si c'est vrai , on franchit une porte fortifiée en
briques , pour débouchée sur une vaste place , pavée elle aussi, et
entourée de vieilles demeures . Nous finissons l'ascension à pieds,
parmi des ruelles étroites, pour déboucher au pied du moulin qui servit
de poste d'observation au Maréchal Joffre lors de la Première Guerre
Mondiale .
Il ne nous reste plus qu'à rejoindre Lille , la capitale
des Flandres, pour clore ce dossier . Après avoir remonté la rue
Nationale et admirer au passage Notre Dame de la Treille , nous trouvons
aisément un stationnement au parking souterrain , Place de la Déesse
,c'est à dire au centre même de la mégalopole du Nord . Encadrée par la
Vieille Bourse , la typique façade crénelée de La Voix du Nord
surmontée de ses trois déesses dorées et en toile de fond l'énorme
beffroi et son horloge , elle grouille de monde comme à son habitude .
Après un petit tour dans la Vieille Bourse , à l'Opéra , au Parvis Saint
Maurice et dans les petites rues avoisinantes jusqu'à la place Rihours
,nous revenons Place De Gaulle pour déguster en terrasse une Angélus
pression à 10°, bien ambrée mais un trop houbloneuse à mon goût !
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L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
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