CHAPITRE 12
Nous profitons de l'hébergement de nos compagnons de voyage
de la Panam pour leur faire découvrir notre belle région du nord ,
rebaptisée récemment les Hauts de France . Nous leur devons bien çà
après nos multiples passages au cours de l'été, en Savoie et dans le
Tarn, où ils nous ont fait visiter et apprécier leur région .
Samedi 23 septembre , nous attendons d'autres amis
camping-caristes originaires du Maine et Loire , anciens du PPI 2016 ,
pour midi . Comme nous ne pouvons pas partir à la journée nous décidons
de commencer nos explorations par l'ascension du terril de Loos en
Gohelle , le plus haut d'Europe parait-il ,avec ses 210 mètres de
hauteur ,et classé depuis peu au Patrimoine Mondial de l'Unesco . Nos
sudistes sont étonnés par la végétation qui commence à pousser par
endroit et aussi par la pente sur laquelle il faut grimper . Quelques
pauses s'imposent , permettant de découvrir au passage les derniers
alignements de corons . Après un final redoutable ,dans un couloir
étroit , où l'érosion par ravinement s'en est donnée à coeur joie , nous
parvenons enfin au sommet après trois quart d'heure de grimpette .Avec
un panorama à 360 degrés offrant une vue magnifique sur l'ensemble du
bassin minier du Pas de Calais , la récompense est à la hauteur de
l'effort . Ce qui surprend le plus nos touristes du sud , c'est le
nombre important de puits avec leur chevalement en ferraille à la Eiffel
et leur terril disséminé un peu partout à l'horizon .
Nous reprenons ensuite la voiture pour gravir cette fois la
colline de Lorette située à 5 kilomètres de Liévin , haut lieu de la
Première Guerre Mondiale .En ces années consacrées au centenaire de
1914-1918 , c'est la moindre des choses ,d'autant que notre commune se
situait sur la ligne de front . Au milieu de vastes pelouses où
s'alignent d'interminables files de croix , se dressent l'ossuaire
surmonté d'un phare qui éclaire chaque nuit le site depuis un siècle et
une basilique construite sur les bases d'un oratoire datant du 18 ème
siècle . Ici reposent 250 000 poilus , pour la plupart des forces
alliées ,mais en 2014 a été construit un immense anneau sur lequel
figurent dans l'ordre alphabétique , la liste des noms des soldats sans
distinction de pays ni de camp, en signe de réconciliation . C'est très
émouvant de voir chacun d'entre nous chercher les noms se rattachant à
leur famille respective .De retour à la maison pour déguster un
Potjevleesch et une salade de hareng , nous retrouvons Clothilde et
Claude , enfin arrivés dans le Nord .
Par chance , nos amis du Maine et Loire sont de petits gabarits
, résultat c'est à huit à bord du Q7 que nous attaquons nos
investigations .Le confort n'est pas vraiment au rendez-vous , mais la
convivialité, oui .Nous consacrons le début d'après midi à la découverte
d'Arras , en commençant par ses superbes places en pavés, encadrées de
façades et d'arcades qui rappellent l'occupation espagnole de notre
région à l'époque de Charles Quint .Du coté sud se dresse
orgueilleusement l'imposant beffroi surmonté de statuettes dorées et sur
sa droite, les toitures d'ardoise de l'hôtel de ville percées d'une
double rangée de chiens assis . A 16h00 nous descendons dans les Boves
, vaste réseau de souterrains qui s'étendent sur 7 kilomètres de long et
trois niveaux pour atteindre douze mètres sous terre , creusés au Moyen
Age pour en extraire la roche calcaire blanche qui a servi à construire
les nombreux édifices de la ville : la cathédrale ,l'hospice Saint Vaast
et même certaines maisons particulières suite à un décret de Philippe
d'Espagne qui craignait les incendies . Nous attaquons ensuite la
grimpette au beffroi ,d'abord en ascenseur, puis nous finissons par
d'étroits escaliers à claire-voie pour atteindre la corniche supérieure
offrant une vue à 360 degrés . De retour sur le plancher des vaches ,
nous dégustons une bière locale , la Judas , en terrasse avant de
reprendre la route pour le Territoire Canadien de Vimy .
Le nombre et la taille des cimetières militaires de la
Première Guerre Mondiale choquent nos amis du sud : partout , dans la
plaine d'Arras que nous traversons ,des croix noires allemandes , des
stèles anglicanes ,des croix blanches françaises , des stèles musulmanes
s'alignent à perte de vue .Perché sur une butte, parmi les bois de
sapins , le mémorial en pierres blanches du Canada dresse ses deux
énormes colonnes vers le ciel . Ici aussi pour le centenaire de
l'offensive meurtrière de 1917 on a regravé le nom de dizaines de
milliers de victimes d'outre atlantique , venues au secours de leurs
cousins du vieux continent .
De retour à la maison Claire et Roger passent en cuisine
pour nous préparer un plat bien de chez eux , une bonne fondue savoyarde
arrosé d'un Chignin Bergeron , bien sûr .Merci à tous les deux .
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L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
de la Panam pour leur faire découvrir notre belle région du nord ,
rebaptisée récemment les Hauts de France . Nous leur devons bien çà
après nos multiples passages au cours de l'été, en Savoie et dans le
Tarn, où ils nous ont fait visiter et apprécier leur région .
Samedi 23 septembre , nous attendons d'autres amis
camping-caristes originaires du Maine et Loire , anciens du PPI 2016 ,
pour midi . Comme nous ne pouvons pas partir à la journée nous décidons
de commencer nos explorations par l'ascension du terril de Loos en
Gohelle , le plus haut d'Europe parait-il ,avec ses 210 mètres de
hauteur ,et classé depuis peu au Patrimoine Mondial de l'Unesco . Nos
sudistes sont étonnés par la végétation qui commence à pousser par
endroit et aussi par la pente sur laquelle il faut grimper . Quelques
pauses s'imposent , permettant de découvrir au passage les derniers
alignements de corons . Après un final redoutable ,dans un couloir
étroit , où l'érosion par ravinement s'en est donnée à coeur joie , nous
parvenons enfin au sommet après trois quart d'heure de grimpette .Avec
un panorama à 360 degrés offrant une vue magnifique sur l'ensemble du
bassin minier du Pas de Calais , la récompense est à la hauteur de
l'effort . Ce qui surprend le plus nos touristes du sud , c'est le
nombre important de puits avec leur chevalement en ferraille à la Eiffel
et leur terril disséminé un peu partout à l'horizon .
Nous reprenons ensuite la voiture pour gravir cette fois la
colline de Lorette située à 5 kilomètres de Liévin , haut lieu de la
Première Guerre Mondiale .En ces années consacrées au centenaire de
1914-1918 , c'est la moindre des choses ,d'autant que notre commune se
situait sur la ligne de front . Au milieu de vastes pelouses où
s'alignent d'interminables files de croix , se dressent l'ossuaire
surmonté d'un phare qui éclaire chaque nuit le site depuis un siècle et
une basilique construite sur les bases d'un oratoire datant du 18 ème
siècle . Ici reposent 250 000 poilus , pour la plupart des forces
alliées ,mais en 2014 a été construit un immense anneau sur lequel
figurent dans l'ordre alphabétique , la liste des noms des soldats sans
distinction de pays ni de camp, en signe de réconciliation . C'est très
émouvant de voir chacun d'entre nous chercher les noms se rattachant à
leur famille respective .De retour à la maison pour déguster un
Potjevleesch et une salade de hareng , nous retrouvons Clothilde et
Claude , enfin arrivés dans le Nord .
Par chance , nos amis du Maine et Loire sont de petits gabarits
, résultat c'est à huit à bord du Q7 que nous attaquons nos
investigations .Le confort n'est pas vraiment au rendez-vous , mais la
convivialité, oui .Nous consacrons le début d'après midi à la découverte
d'Arras , en commençant par ses superbes places en pavés, encadrées de
façades et d'arcades qui rappellent l'occupation espagnole de notre
région à l'époque de Charles Quint .Du coté sud se dresse
orgueilleusement l'imposant beffroi surmonté de statuettes dorées et sur
sa droite, les toitures d'ardoise de l'hôtel de ville percées d'une
double rangée de chiens assis . A 16h00 nous descendons dans les Boves
, vaste réseau de souterrains qui s'étendent sur 7 kilomètres de long et
trois niveaux pour atteindre douze mètres sous terre , creusés au Moyen
Age pour en extraire la roche calcaire blanche qui a servi à construire
les nombreux édifices de la ville : la cathédrale ,l'hospice Saint Vaast
et même certaines maisons particulières suite à un décret de Philippe
d'Espagne qui craignait les incendies . Nous attaquons ensuite la
grimpette au beffroi ,d'abord en ascenseur, puis nous finissons par
d'étroits escaliers à claire-voie pour atteindre la corniche supérieure
offrant une vue à 360 degrés . De retour sur le plancher des vaches ,
nous dégustons une bière locale , la Judas , en terrasse avant de
reprendre la route pour le Territoire Canadien de Vimy .
Le nombre et la taille des cimetières militaires de la
Première Guerre Mondiale choquent nos amis du sud : partout , dans la
plaine d'Arras que nous traversons ,des croix noires allemandes , des
stèles anglicanes ,des croix blanches françaises , des stèles musulmanes
s'alignent à perte de vue .Perché sur une butte, parmi les bois de
sapins , le mémorial en pierres blanches du Canada dresse ses deux
énormes colonnes vers le ciel . Ici aussi pour le centenaire de
l'offensive meurtrière de 1917 on a regravé le nom de dizaines de
milliers de victimes d'outre atlantique , venues au secours de leurs
cousins du vieux continent .
De retour à la maison Claire et Roger passent en cuisine
pour nous préparer un plat bien de chez eux , une bonne fondue savoyarde
arrosé d'un Chignin Bergeron , bien sûr .Merci à tous les deux .
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L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
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